Les philosophes antiques

ID Nom du philosophe DPhA Époque École φ Région(s) → Cité(s) Inscriptions φ Actions
257 Seneca d’Alexandrie de Troade S44 50 → 150 Socratique Grèce → Athènes 1 IG II2 3795 (IK 53 T 177)
256 Secundus (P. Octavius) S35 1 → 100 Épicurien Rome et Italie → Rome 1 AE 1910, 47.
255 Secundus le Taciturne S36 et S36 comp. Aucun(e) Pythagoricien Îles de l’Égée et de la Méditerranée → Lemnos 1 Possible : IG II2 2023, 3008 ; IG XII 8, 39. B. Puech, ,Orateurs et sophistes grecs dans les inscriptions d'époque impériale, Paris, 2002, p. 449-450 et 475 (n° 262). Il est difficile de l'identifier à plusieurs de ses contemporains : l’archonte athénien Didius Secundus de Sphettos (entre 112/3 et 114/5 ; IG II2 2023, 3008) ; le sophiste, maître d'Hérode Atticus de l'époque d'Hadrien (cf. G. W. Bowersock, Greek Sophists in Roman Empire, Oxford, 1969, p. 118-119), enterré près d'Eleusis ; le philosophe - - Σεκ[ουνδ -], fils de Μελιτ - ou Μελιτ[εύς], du dème de Mélitè, mentionné dans une inscription d’Hèphaistia de Lemnos (IIIe s. apr. J.-C., IG XII 8, 39).
253 Sebasmius de Rome S33 301 → 400 Autre Rome et Italie → Rome 1 CIL VI 2153, mentionne, avec un autre philosophe du nom d’Evagrius, dans un fragment de liste de sept prêtres et philosophes de l’aristocratie J. Rüpke, Fasti sacerdotum: a prosopography of pagan, Jewish, and Christian religious officials in the city of Rome, 300 BC to AD 49, 2008. E. Rebillard et J. Rüpke, Group identity and religious individuality in late antiquity, 2015. Voir aussi Evagrius dans le DPhA ( E183)
252 Saufeius (Lucius) de Préneste S25 -100 → 0 Autre Grèce → Athènes 1 IG II2 3897, CIL XIV 2624 Y. Benferhat, Cives Epicurei, coll. « Latomus » 292, Bruxelles 2005, p. 169-170). J.-L. Ferrary, Philhellénisme et impérialisme, p. 609. Disciple de Phaidros P107probablement à l’époque où celui-ci s’était réfugié à Rome pendant la tyrannie d’Aristion,Ami très proche de T. Pomponius Atticus (→A 505), le chevalier Lucius Saufeius est à ce titre fréquemment mentionné dans la correspondance de Cicéron DPhA s.v. Saufeius (Lucius –) de Préneste : "souvent présenté comme un épicurien intraitable (Ad Atticum I 3 [8], 1, II 8 [35], 1, IV 6 [113], 1, XV 4 [750], 2-3,L’activité philosophique de Lucius a sans doute été déterminante dans son installation à Athènes, mais une branche de la famille était installée à Délos depuis le siècle précédent (ID 1754 et 1755). Lucius était en Grèce depuis déjà de longues années lorsqu’Atticus, selon Cornelius Nepos (Att. 12), intercéda pour lui auprès d’Antoine et protégea ses intérêts lors des proscriptions des triumvirs. On ne sait à quelle occasion la statue de Lucius fut offerte par sa mère Caelia au municipe de Tusculum"
251 Saufeius (Appius) de Préneste S24 -100 → 0 Autre Grèce → Athènes 1 IG II2 3897 M. Haake, Der Philosoph in der Stadt. Untersuchungen zur öffentlichen Rede über Philosophen und Philosophie in den hellenistischen Poleis, Munich, 2007 (Vestigia 56), p. 164 ; A. E. Raubitschek, Hesperia 18, 1949, p. 101, n° 1 (Agora XXXI 20). Appius paraît avoir été moins lié aux milieux épicuriens que Lucius, son frère. Moins célèbre que son frère Lucius.
246 Rufus (Ti. Iulius) R14 68 → 134 Autre Grèce → Delphes 1 FD III 4, 89 C. Vatin, BCH 94, 1970, p. 683-686. Le décret ne précise pas sa patrie d’origine, il se place dans les dernières années du règne de Trajan.
245 Rusticus (L. Iunius) R15a Aucun(e) Stoïcien Rome et Italie → Rome 1 E. Q. Visconti, Iconographie romaine, t. I, Milano 1818, p. 429-430 (avec fac-simile du dessin d’Orsini, entre les p. 428 et 429) J. C. Orelli, Inscriptionum Latinarum Selectarum Amplissima Collectio ad illustrandam Romanae Antiquitatis disciplinam accomodata…, t. I, Turici 1828, p. 261, n° 1190 (avec reproduction du dessin d’Orsini, t. II, pl. T.XIV.E, n° 5). P. Vesperini, Droiture et mélancolie sur les écrits de Marc Aurèle, 2016. Campbell 2015, Sánchez-Lafuente, s. d.) Christian Huelsen, « Die Hermeninschriften berühmter Griechen und die ikonographischen Sammlungen des 16. Jahrhunderts » (1901), dans K. Fittschen (édit.), Griechische Porträts, Darmstadt 1988, p. 117-140, notamment p. 127. G.P. Bellori, Veterum illustrium philosophorum, poetarum, rhetorum et oratorum Imagines ex vetustis nummis gemmis, hermis, marmoribus aliisque antiquis monumentis desumptae, Romae 1739, pl. 31.
244 Quintus (Q. Aufidenus) de Sparte Q3 -133 → -68 Autre Grèce → Sparte 1 ABSA 29, 1927/8, p. 33-34, n° 56 ,SEG XI 807 S.B. Zoumbaki, The Composition of the Peloponnesian Elites in the Roman period and the Evolution of their Resistance and Approach to the Roman Rulers 2008. Rizakis et al. 2001, Roman Peloponnese. Cartledge et Spawforth, Hellenistic and Roman Sparta: a tale of two cities 2002. Fils de Sidectas,son oncle, Q. Aufidenus Sextus, qui, selon une formule à la mode à Sparte à cette époque, se qualifiait lui-même de « très philosophe »,famille très philosophique Nom : les prénoms Quintus et Sextus sont rarement utilisés comme cognomina à Sparte.
243 Python de Chytroi P344 -234 → -168 Épicurien Chypre → Chytroi 1 SEG XXV:1138 ,BCH 92, 1968, p. 79-80, n° 5. BCH 92 (1968) 79, 5. T. Dorandi, Philosophie et philosophes a Chypre entre l'Hellénisme et l' époque romaine, Flor. Il., 21, 2010, p. 119-131. M. Haake, Der Philosoph in der Stadt. Untersuchungen zur öffentlichen Rede über Philosophen und Philosophie in den hellenistischen Poleis, Munich, 2007 (Vestigia 56), p. 207-208. J. Młynarczyk, Nea Paphos in the Hellenistic period, 1990. Fils d’Aristocratès, fut enterré dans le caveau familial de Chytroi (Chypre), comme son frère Scythinos et sa sœur Apollonia, vers le début du IIe siècle av. J.-C. Mort à 78 ans ou en l'an 78 ?
241 Pythagoras (Iulius) d’Héraclée P330 -27 → 330 Autre Asie Mineure → Héraclée du Pont 1 IK 47, 4 sa fille, Ol(l)ia La seule mention de ce philosophe est le patronyme de sa fille, Ol(l)ia
240 Pythagoras de Philadelphie P331 -33 → 34 Autre Asie Mineure → Philadelphie 1 SEGO I 04/24/02 , TAM V 3, 1895c C.H. Kahn, Pythagoras and the Pythagoreans: a brief history, 2001. J. Luchte, PYTHAGORAS AND THE DOCTRINE OF TRANSMIGRATION wandering souls;wandering souls. 2012. C.A. Huffman, A history of Pythagoreanism, 2014. Pomeroy, Pythagorean women: their history and writings, 2013. M. Haake, Der Philosoph in der Stadt. Untersuchungen zur öffentlichen Rede über Philosophen und Philosophie in den hellenistischen Poleis, Munich, 2007 (Vestigia 56), p. 317-319. G. Petzl, « Zum neupythagoreischen Monument aus Philadelphia », EA 20, 1992, p. 1-5. A. Brinkmann, « Ein Denkmal des Neupythagoreismus », RhM 66, 1911, p. 616-625 Voir Hippocrate l’hyppiatre Il l’avait exprimé d’abord dans le choix du nom sous lequel il exerça son activité et sur lequel il attire fièrement l’attention dans son épigramme funéraire ,Prendre un nom en rapport avec son activité était habituel, notamment dans les milieux intellectuels (voir les exemples rassemblés, pour les philosophes, par M. Haake, Der Philosoph in der Stadt, München 2007, p. 317-319
239 Prytanis de Carystos P310 -300 → -201 Péripatéticien Grèce → Athènes 1 A. G. Woodhead (edit.), The Athenian Agora, t. XVI, 1997, n° 224, p. 321-324 (une traduction italienne figure dans L. Moretti, Iscrizioni storiche ellenistiche, testo critico, traduzione e commento a cura di L. M., Firenze 1967, n° 28, p. 60-63 , le texte grec et une traduction française se lisent dans 7 S. Le Bohec, Antigone Doson, roi de Macedoine, coll. « etudes anciennes » 9, Nancy 1993, p. 185-187 , commentaire, p. 41 et p. 187-189) Robert L. Notes d'épigraphie hellénistique, XLI-XLV.. In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 59, 1935. pp. 421-437.,(Cébeillac-Gervasoni, Lamoine, et École française de Rome 2003),(Nourrisson et Colloque Le Barbare, l’Etranger: Images de l’Autre 2005) DPhA s.v. Prytanis de Carystos : " Prytanis est le fils d’Astyleidès de Carystos dans l’île d’Eubée selon un décret honorifique découvert en 1933 sur l’Agora d’Athènes et daté de septembre 226 av. J.-C. (les deux références au roi macédonien Antigone Dôsôn [† 221] ont été grattées sur la pierre, comme marque de damnatio memoriae),De son activité littéraire Plutarque (Quaest. conv. 612 d [préface]) nous apprend seulement que Prytanis s’était illustré dans le genre du « banquet », comme d’autres représentants du Péripatos, Aristote en tête et Hiéronymos de Rhodes (→H 129).,Ce philosophe faisait partie, nous dit Polybe, « des hommes en vue, issus de l’école péripatéticienne » (τῶν ἐπιφανῶν ἀνδρῶν ἐκ τοῦ Περιπάτου καὶ ταύτης τῆς αἱρέσεως). Parmi ses disciples on ne connaît que le poète Euphorion de Chalcis (→E 127) en Eubée, dont la Souda nous dit qu’il aurait eu comme maîtres en philosophie l’académicien Lacydès (→L 11) et Prytanis (E 3801 « Εὐφορίων »"
237 Praxiphane de Mytilène P277 -334 → 268 Péripatéticien Îles de l’Égée et de la Méditerranée → Délos 1 IG XI 4, n° 613 Lefebvre 2016. H. Gottschalk, art. « Praxiphanes », NP X, 2001, col. 279-280. il est né à Mitylène sur l’île de Lesbos, mais qu’il s’est établi à Rhodes où il a exercé une activité philosophique en tant que péripatéticien
236 Praetextatus (Vettius Agorius) P274 301 → 400 Autre Rome et Italie → Rome 1 CIL VI 1777-1779 Kahlos 2016. J. Nistler, « Vettius Agorius Praetextatus », Klio 10, 1910, p. 462-475. T. W. J. Nicolaas, Praetextatus, Nijmwegen/Utrecht 1940, 1-117. W. Enßlin, art. « Praetextatus », RE XXII 2, 1954, col. 1575-1579. M. Kahlos, Vettius Agorius Praetextatus. Senatorial Life in Between, coll. « Acta Instituti Romani Finlandiae » 26, Roma 2002, p. 28-49. DPhA s.v. Praetextatus (Vettius Agorius –) : "Sénateur romain, praefectus praetorio en 384, praefectus urbi en 367-368, il mourut alors qu’il était consul designatus pour l’année 385.,Il était l’un de ces sénateurs romains cultivés qui, à la manière de Nicomachus Flavianus (→N 49) et Mallius Theodorus (→T 64), consacraient leur otium à l’étude en privé de la philosophie et de la littérature. Les activités philosophiques de Praetextatus sont attestées par le passage de Boèce cité plus haut et par son épitaphe (CIL VI 1779) sa femme Fabia Aconia Paulina." La seule certitude dont nous disposons concernant ses activités philosophiques est qu’il s’occupait en quelque façon de la logique d’Aristote
233 Politus (M.) de Téménothyres P221 101 → 200 Autre Asie Mineure → Téménothyres de Lydie 1 IGR IV 628 , SEGO III 16/08/07.
231 Plous de Paphos P207 -100 → 0 Épicurien Chypre → Paphos 1 Inscription inédite, mentionnée par T. B. Mitford, dans J. Pouilloux 'éd.), Salamine de Chypre. Histoire et archéologie: états des recherches, Actes du colloque de Lyon, 13-17 mars 1978, Paris 1980, p. 281, n. 38 (SEG 30, 1627). T. B. Mitford, "Roman Cyprus", ANRW II 7.2, 1980, p. 1285-1384, p. 1352 n.° 321.
230 Pleistarchos (Pompeius) d’Athènes P202 135 → 200 Autre Grèce → Eleusis 1 IEleusis 487 B. Dignas et K., Trampedach Practitioners of the divine: Greek priests and religious officials from Homer to Heliodorus, 2008. K. Clinton, The Sacred Officials of the Eleusinian Mysteries, coll. TAPS 64, 3, Philadelphia 1974, p. 30-31. mariage de sa fille, Pompeia Polla, à un membre d’une famille sacerdotale d’Éleusis, T. Flavius Euthycomas DPhA s.v. Pleistarchos (Pompeius –) d’Athènes : "K. Clinton 974, p. 30-31, a attiré l’attention sur le nom de l’un des fils nés de ce mariage, Ménandros (IEleusis 488) : il n’est pas exclu que la famille de Pleistarchos lui-même, ou celle à laquelle il s’est allié par le mariage de sa fille, ait eu un lien de parenté – biologique ou spirituelle – avec celle d’un autre philosophe athénien de la fin du Ier siècle, T. Flavius Ménandros (→M 106 et P 30). Nom : Quant au gentilice Pompeius, fort rare à Athènes, il pourrait être en rapport avec le poète pergaménien Q. Pompeius Capito, qui était devenu Athénien sous le règne d’Hadrien (IG II2 3800)."
228 Philocratès de Sidon P139 -100 → 0 Épicurien Grèce → Orchomène 1 G VII 3226 , GVI 1516 , 1 W. Peek, Griechische Grabgedichte, Berlin 1960, n° 201. P. Vesperini et École française de Rome, Philosophari: usages romains des savoirs grecs sous la République et sous l'Empire, 2017. R. Koch, Comment peut-on être dieu: La secte d'Epicure, 2005. M. Sartre, D'Alexandre à Zénobie: histoire du Levant antique, IVe siècle avant J.-C.-IIIe siècle après J.-C, 2001. W. Peek, Griechische Grabgedichte, Berlin 1960, n° 201. M. Haake, Der Philosoph in der Stadt. Untersuchungen zur öffentlichen Rede über Philosophen und Philosophie in den hellenistischen Poleis, Munich, 2007 (Vestigia 56), p. 175-176. N. Belayche et S. C. Mimouni (édit.), Entre lignes de partage et territoires de passage. Les identités religieuses dans les mondes grec et romain. Paganismes, judaïsmes, christianismes, coll. « Collection de la Revue des Études Juives », Paris/Louvain 2009, p. 121-137.
227 Philiscos de Thessalie P135 -133 → -68 Autre Grèce → Delphes 1 Une inscription de Delphes, FD III 4, n° 273, p. 294, revue par W. Peek et commentée par B. Puech, Orateurs et sophistes grecs dans les inscriptions d’époque impériale, Paris 2002, p. 376-377, formée de deux distiques élégiaques, évoque l’honneur accorde par les délégués des Grecs (ici les Amphictions) a Philiscos, « de haute sagesse » (τὸν μέγαν ἐν σοφίῃ) Philiscos est cite par Philostrate, V. Soph. II 11, 1, parmi les plus illustres disciples de Chrestos de Byzance, lui-meme disciple d’Herode Atticus, qui enseignait a Athenes dans les annees 170.,Le premier editeur de l’inscription, R. Flaceliere, BCH 73, 1949, n° 11, p. 473-475 A. Billault, L'univers de Philostrate, 2000. F. Solmsen, art. « Philiskos » 10, RE XIX 2, 1938, col. 2387-2388. G. W. Bowersock, Greek sophists in the Roman Empire, Oxford 1969, p. 40, 103-104. H. Bouvier, « Poètes et prosateurs de Thessalie dans les inscriptions », dans B. Helly (édit.), La Thessalie. Actes de la Table ronde 21-24 juillet 1975, « Coll. de la Maison de l’Orient méditerranéen » 6, série archéologique 5, Lyon/Paris 1979, p. 257-264. B. Helly, « La Thessalie à l’époque romaine », MemCentreJPal 2, Saint-Étienne 1980, p. 49-50. Swain, « The Reliability of Philostratus’s Lives of the Sophists », ClAnt 10, 1991, p. 158. G. Anderson, The Second Sophistic. A Cultural Phenomenon in the Roman Empire, London/New York 1993, p. 31-35. L. Petersen, art. « Philiscus », PIR2 VI, 1998, p. 142, n° 367 , 10 M. Weissenberger, art. « Philiskos » 8, NP IX, 2000, col. 815 , Puech 1, p. 4-5, 15, 25, 28, 75, 126 n. 3, 376-377.
226 Philippos (Domitius ?) de Macédoine P128 -133 → -68 Pythagoricien Rome et Italie → Suessa Aurunca 1 IG XIV, 888 Originaire de Macédoine, Philippos s’était installé en Italie, où il finit ses jours. DPhA s.v. Philippos (Domitius ? –) de Macédoine : " « L’illustre père d’Antigonos, consul d’Ausonie ». Cette dernière indication a depuis longtemps amené (PIR2 D 573) à un rapprochement avec Domitius Antigonos, tribun militaire originaire de Macédoine, remarqué et admis au Sénat par Caracalla (Dion Cassius LXXVII 8, 1-2). Sur la carrière de ce personnage, consul suffect après 230, voir en dernier lieu C. Petolescu, « Notes prosopographiques », Dacia n. s. 43-45, 1999-2001, p. 232-233. Deux fragments de dédicace(s) latine(s) de Rome confortent ce rapprochement, comme l’a souligné leur éditrice, A. Illuminati (dans S. Panciera [édit.], Iscrizioni greche e latine del Foro romano e del Palatino, coll. « Tituli » 7, Roma 1996, p. 208, n° 64) : même s’il convient d’observer la plus grande prudence quant aux restitutions possibles, on y reconnaît clairement un hommage du sénateur Antigonos à son père."
225 Philippos (Aurelius Bèlios) d’Apamée de Syrie P129 -133 → -68 Épicurien Proche Orient Ancien → Apamée 1 J.-P. Rey-Coquais, « Inscriptions d’Apamee », AAAS 23, 1973, p. 66-68. J. Balty, Le sanctuaire oraculaire de Zeus Bêlos à Apamée, 1997. Aneziri et al., Idia kai dèmosia Les cadres "privés" et "publics" de la religion grecque antique, 2013 J.-P. Rey-Coquais, « Inscriptions d’Apamée », AAAS 23, 1973, p. 66-68. M. F. Smith, « An Epicurean Priest from Apamea in Syria », ZPE 112, 1996, p. 120-130. J. Hahn, Der Philosoph und die Gesellschaft, Stuttgart 1989, qui a rassemblé, p. 123-125. Prêtre de Bèl, divinité poliade de sa patrie, et portait aussi le nom théophore Bèlios. C’est sur l’ordre du dieu, qui délivrait des oracles, qu’il s’était acquitté d’une consécration. DPhA s.v. Philippos (Aurelius Bèlios –) d’Apamée de Syrie : "L. Robert, Bull. 1976, n° 720, exprimaient leur étonnement devant l’implication de l’épicurien Philippos dans le culte de Bèl, on a constaté un certain nombre de cas d’épicuriens attestés comme prêtres civiques. Smith 2, en a relevé trois, ceux d’Héraclite de Rhodiapolis (→H 65), de Tiberius Claudius Lepidus d’Amastris (→L 47) et de Philidas de Milet (→P 117), ce dernier étant particulièrement proche de celui de Philippos par le prestige de la prêtrise et la nature oraculaire du culte. Une liste de cas analogues a été dressée par R. Koch Piettre, « Des épicuriens entre la vie retirée et les honneurs publics », dans V. Dasen et M. Piérart (édit.), Idia kai dèmosia. Les cadres « privés » et « publics » de la religion grecque antique, coll. « Kernos, Suppl. » 15, Liège 2005, p. 266-269. Il faut probablement ajouter le cas de Flavius Pemptidès (→P 78) de Thèbes, ami de Plutarque et, selon toute vraisemblance, hiérarque du sanctuaire des Cabires."
224 Philinos (Τ. Flavius) de Τhespies P119 68 → 100 Pythagoricien Grèce → Thespies 1 IThesp, 381 B. Puech, « Prosopographie des amis de Plutarque », dans ANRW II 33, 6, Berlin 1992, p. 4869 IThesp, 367-393. H. Müller, « Marcus Aurelius Olympiodorus ἔκγονος ἱπποδρόμου », ZPE 3, 1968, p. 197-220. C. P. Jones, « A Leading Family of Roman Thespiae », HSCP 74, 1970, p. 223-255, et Id., « Prosopographical Notes on the Second Sophistic », GRBS 21, 1980, p. 377-379. DPhA s.v. Philinos de Τhespies (Τ. Flavius –) : "il appartenait à une célèbre famille de la cité, dont 27 inscriptions permettent de suivre l’histoire au cours des trois premiers siècles de notre ère ,sa fille Flavia Eupraxis ami proche de Plutarque de Chéronée, qu’il considérait comme son bienfaiteur (Syll.3 843 B). Il intervient fréquemment dans les Moralia (Quaest. Conv. I 6, II 4, V 10, VIII 7, De soll. an. 976 B , De Pyth. or.). Plutarque souligne sa fidélité scrupuleuse à la discipline de vie pythagoricienne et son attachement un peu superstitieux à la religion traditionnelle."
223 Philidas de Milet P117 -33 → 0 Épicurien Asie Mineure → Didymes 1 Didyma II 285 J. Bergemann et K. Fittschen, Wissenschaft mit Enthusiasmus: Beiträge zu antiken Bildnissen und zur historischen Landeskunde: Klaus Fittschen gewidmet 2001, notice « Aurelius Bèlios Philippos », p. 129. R. Koch Piettre, « Des épicuriens entre la vie retirée et les honneurs publics », dans V. Dasen et M. Piérart (édit.), Idia kai dèmosia. Les cadres « privés » et « publics » de la religion grecque antique, coll. « Kernos, Suppl. » 15, Liège 2005, p. 266-269. Fils d’Héracléon, issu d’une famille aristocratique qui prétendait descendre d’Ajax, exerçait la fonction très prestigieuse de prophète de l’oracle de Didymes DPhA s.v. Philidas de Milet : "prophète de l’oracle de Didymes : Didyma II 285. C’est une preuve supplémentaire, s’il en était encore besoin, que les disciples d’Épicure ne voyaient aucune incompatibilité entre leurs convictions philosophiques et les responsabilités dans les cultes civiques Les philosophes, toutes écoles confondues, sont d’ailleurs très présents à Didymes : voir le prophète stoïcien Aelius Aelianus (→A 61) et le prophète Phanias (→P 94), probablement platonicien."
221 Philératidas (Iulius) de Sparte P115 135 → 200 Autre Grèce → Sparte 1 IG V 1, 116, l. 14 fils d’Hippodamos,Parmi les gérontes lacédémoniens de la liste
220 Philagrios d’Athènes P111 301 → 400 Autre Égypte → Thèbes, Vallée des rois 1 J. Baillet, Inscriptions grecques et latines des Tombeaux des rois, coll. « Mémoires de l’IFAO » 42, Le Caire 1923, fasc. 2, n° 1298. E. Samama, Les médecins dans le monde grec, Genève 2003, p. 494, n° 433. J. Baillet, Inscriptions grecques et latines des Tombeaux des rois, coll. « Mémoires de l’IFAO » 42, Le Caire 1923, fasc. 2, n° 1298 (É. Samama, Les médecins dans le monde grec, Genève 2003, p. 494, n° 433 Les médecins de la même époque connus sous ce nom, comme le commentateur d’Hippocrate abondamment cité dans la littérature médicale qui, d’après la Souda (Φ 295 Adler), était établi à Thessalonique, ou comme l’ami de Grégoire de Nazianze (Anth. Pal. VIII 100), ne semblent pas s’être jamais installés à Athènes.
219 Phanias de Milet P94 120 → 180 Autre Asie Mineure → Didymes 1 Didyma II 150 Il était vraisemblablement identique au prophète connu dans le même sanctuaire par une dédicace à Zeus Kataibatès : Didyma II 127
217 Pétronius Antigénidès P86a 101 → 200 Autre Rome et Italie → Pisaurum 1 CLE 434 = CIL XI 6435 P. Vesperini 2017) Annibale degli Abbati Olivieri, Marmora Pisaurensia notis illustrata, Pesaro 1738, p. 33 et 165-168. Pieter Burmann le Jeune, Anthologia ueterum latinorum epigrammatum et poematum siue catalecta poetarum latinorum, in VI. libros digesta ex Marmoribus & Monumentis Inscriptionum vetustis, & Codicibus MSS. eruta, II, Amsterdam 1773, p. 254-256. H.-I. Marrou, « Le symbolisme funéraire des romains (Deuxième et dernier article) [Franz Cumont. Recherches sur le Symbolisme funéraire des Romains] », JS, avril-juin 1944, p. 77-86. S. Mariotti, « La leggenda di Petronio Antigenide (sulla fortuna di un carme epigrafico pesarese) », AC 25-26 (1973-1974), p. 395-416 (= Scritti medievali e umanistici, Roma 1994, p. 321-347. G. Cresci Marrone et G. Mennella, Pisaurum, t. I : Le iscrizioni della colonia, Pisa 1984, p. 384-387. Courtney, Musa Lapidaria. A Selection of Latin Verse Inscriptions, Atlanta 1995, p. 86-87 et 290-292. U. Agnati, Per la storia romana della provincia di Pesaro e Urbino, Roma 1999, p. 184-185. A. Trevisiol, Fonti letterarie ed epigrafiche per la storia romana della provincia di Pesaro e Urbino, Roma 1999, p. 90-91. Antigénidès était l’esclave de Pétronius Hilarus.,Antigénidès a donc pu naître dans la maison d’Hilarus, issu d’une de ses esclaves (sans forcément qu’Hilarus en soit le père), devenant ainsi son esclave. Il a pu être acheté par Hilarus. Mais Hilarus a très bien pu recueillir un enfant abandonné, faisant de lui son esclave Le nom d’Hilarus étant fréquent chez les esclaves, et la présence d’affranchis étant particulièrement élevée dans les inscriptions de Pisaurum (Agnati 7, p. 188), on peut supposer, mais sans certitude, qu’Hilarus lui-même était un affranchi. Antigénidès, nom qu’Hilarus avait donné à son esclave, est en effet presque inexistant dans l’épigraphie latine occidentale. Le CIL n’en contient qu’un seul autre exemple (II 6161). Il est donc probable qu’Hilarus avait choisi ce nom pour faire allusion au célèbre aulète du IVe siècle av. J.-C. Antigénidas (RE Antigenidas 3), dont le souvenir s’était conservé à Rome sous les Antonins (Apulée, Flor., 4, Aulu-Gelle, XV 17)
216 Perseus de Sinope P84a -27 → 330 Cynique Asie Mineure → Sinope 1 W. Peek, Griechische Vers-Inschriften, n° 1837. S. Follet, « Les Cyniques dans la poesie epigrammatique a lʼepoque imperiale », dans M.-O. Goulet-Caze et R. Goulet (edit.), Le Cynisme ancien et ses prolongements, Paris 1993, p. 368-369. M. Dana, Culture et mobilité dans le Pont-Euxin: approche régionale de la vie culturelle des cités grecques, 2011, p. 233.
213 Patricius P56 335 → 400 Platonicien Proche Orient Ancien → Villa de Soueidie, pres de Baalbek 1 ISyrie VI, 2886 L. Cracco Ruggini, « Sulla cristianizazzione della cultura pagana », Athenaeum 43, 1965, p. 8-10,B. Puech, notice « Eudoxius » E 99, DPhA III, 2000, p. 302-303 Fils d’Olympius, propriétaire d’une villa à Souaidié près de Baalbek (Héliopolis) La demeure pourrait être en fait le lieu de réunion d’une communauté de philosophes (d’autres détails dans B. Puech, s.v. « Eudoxius » (E 99), DPhA III, 2000, p. 302-303).