Pétronius Antigénidès

Principal
ID
217
Nom du philosophe
Pétronius Antigénidès
DPhA
P86a
Époque
101 → 200
École φ
Autre
Commentaire sur l'école φ
Jeune élève qui a étudié le pytagorisme, âgé de 10 ans et deux mois
Région(s) → Cité(s)
Rome et Italie → Pisaurum
Commentaire sur le lieu
Aucun(e)
Inscriptions φ
Inscriptions φ
Type(s)
Épigramme
Texte
D(is) M(anibus) / Petroni Antigenidis / tu pede qui stricto vadis per semita viator / siste rogo titulumque meum ne spreveris oro / bis quinos annos mensesq(ue) duo duo soles / at superos feci tenere nutritus amatus / dogmata Pythagorae sensusq(ue) meavi sophorum / et lyricos legi legi pia carmina Homeri / s{c}iv<e=I> quid(!) Euclides abaco praescripta tulisset / delicias habui pariter lususque procaces / haec Hilarus mihi contulerat pater ipse patronus / si non infelix contraria fata habuissem / nunc modo ad infernas sedes Acher<o=V>ntis ad undas / t{a}etraque Tartarei sidera possideo / effugi tumidam vitam spes et fortuna valete / ni(hi)l mihi vobiscum est alios deludite quaeso / hac domus aeterna hic sum situs hic ero semper « Aux dieux mânes,de Petronius Antigenides.,Passant qui marches a pas serres (stricto pede) sur ce chemin arrete-toi, je te le demande, et ne meprise pas mon inscription, s’il te plait.,Deux fois cinq ans, deux mois et deux soleils voila ce que j’ai vecu chez ceux d’en haut, tendrement nourri, aime.,J’ai connu les enseignements de Pythagore et les pensees des sages Et j’ai lu les lyriques, j’ai lu les poemes où Homere enseigne la justice (pia carmina).,J’ai su les figures qu’Euclide avait tracees sur l’abaque.,J’ai connu egalement les plaisirs et les jeux licencieux.,Voila tout ce que m’avait donne Hilarus, qui fut mon pere et mon patron si seulement je n’avais pas connu, infortune, un destin contraire.,Mais je descends aux enfers, aux ondes de l’Acheron et j’habite les astres hideux du Tartare.,J’ai quitte la vie et ses tempetes (tumidam uitam). Espoir, fortune, adieu.,Il n’y a plus rien entre nous, allez en tromper d’autres, je vous prie.,Voici mon eternelle maison, je suis ici enseveli, j’y serai toujours ».
Commentaire
En vers latins, metrique
Url
http://db.edcs.eu/epigr/bilder.php?bild=Pisaurum_00155.jpg
Informations complémentaires
Sources
CLE 434 = CIL XI 6435
Bibliographie
P. Vesperini 2017) Annibale degli Abbati Olivieri, Marmora Pisaurensia notis illustrata, Pesaro 1738, p. 33 et 165-168.
Pieter Burmann le Jeune, Anthologia ueterum latinorum epigrammatum et poematum siue catalecta poetarum latinorum, in VI. libros digesta ex Marmoribus & Monumentis Inscriptionum vetustis, & Codicibus MSS. eruta, II, Amsterdam 1773, p. 254-256.
H.-I. Marrou, « Le symbolisme funéraire des romains (Deuxième et dernier article) [Franz Cumont. Recherches sur le Symbolisme funéraire des Romains] », JS, avril-juin 1944, p. 77-86.
S. Mariotti, « La leggenda di Petronio Antigenide (sulla fortuna di un carme epigrafico pesarese) », AC 25-26 (1973-1974), p. 395-416 (= Scritti medievali e umanistici, Roma 1994, p. 321-347.
G. Cresci Marrone et G. Mennella, Pisaurum, t. I : Le iscrizioni della colonia, Pisa 1984, p. 384-387.
Courtney, Musa Lapidaria. A Selection of Latin Verse Inscriptions, Atlanta 1995, p. 86-87 et 290-292.
U. Agnati, Per la storia romana della provincia di Pesaro e Urbino, Roma 1999, p. 184-185.
A. Trevisiol, Fonti letterarie ed epigrafiche per la storia romana della provincia di Pesaro e Urbino, Roma 1999, p. 90-91.
Biographie
Antigénidès était l’esclave de Pétronius Hilarus.,Antigénidès a donc pu naître dans la maison d’Hilarus, issu d’une de ses esclaves (sans forcément qu’Hilarus en soit le père), devenant ainsi son esclave. Il a pu être acheté par Hilarus. Mais Hilarus a très bien pu recueillir un enfant abandonné, faisant de lui son esclave
Commentaire
Le nom d’Hilarus étant fréquent chez les esclaves, et la présence d’affranchis étant particulièrement élevée dans les inscriptions de Pisaurum (Agnati 7, p. 188), on peut supposer, mais sans certitude, qu’Hilarus lui-même était un affranchi.
Antigénidès, nom qu’Hilarus avait donné à son esclave, est en effet presque inexistant dans l’épigraphie latine occidentale. Le CIL n’en contient qu’un seul autre exemple (II 6161). Il est donc probable qu’Hilarus avait choisi ce nom pour faire allusion au célèbre aulète du IVe siècle av. J.-C. Antigénidas (RE Antigenidas 3), dont le souvenir s’était conservé à Rome sous les Antonins (Apulée, Flor., 4, Aulu-Gelle, XV 17)